Porter beaucoup… parfois trop
Dans le monde des affaires — et particulièrement dans les familles en affaires — plusieurs portent énormément.
Les responsabilités.
Les décisions.
Les relations.
Les attentes.
Les émotions.
Les non-dits.
Souvent, ceux qui soutiennent tout le monde oublient de se soutenir eux-mêmes.
Porter seul peut sembler fort.
Responsable.
Nécessaire.
Mais à long terme, cela peut aussi devenir lourd, épuisant et profondément isolant.
Même les plus solides ont besoin d’un espace

Le livre Tu devrais peut-être en parler à quelqu’un de Lori Gottlieb nous rappelle une vérité profondément humaine :
Même les personnes fortes, compétentes et aidantes ont parfois besoin, elles aussi, d’un espace pour déposer ce qu’elles vivent.
Non pas parce qu’elles sont faibles.
Parce qu’elles sont humaines.
Les signaux sont souvent subtils
Comme accompagnatrice, je rencontre régulièrement des entrepreneurs, dirigeants et membres de familles en affaires qui portent bien plus qu’ils ne le laissent paraître.
À force de gérer :
- les urgences ;
- les conflits ;
- les transitions ;
- les responsabilités ;
- les attentes des autres ;
… plusieurs finissent par s’éloigner d’eux-mêmes.
Pas nécessairement dans une grande crise.
Souvent, cela commence plutôt par :
- une fatigue persistante ;
- une irritabilité plus présente ;
- un sentiment de solitude ;
- l’impression de tourner en rond ;
- une surcharge mentale ;
- ou simplement le besoin d’être entendu sans devoir performer.
Demander de l’aide : un acte de courage
Demander du soutien n’est pas un signe de faiblesse.
C’est souvent :
- une preuve de lucidité ;
- un geste de courage ;
- une forme de leadership ;
- une décision de prévention.
Parce qu’attendre d’être au bout de soi-même ne devrait jamais être la seule option.
Les bonnes ressources peuvent prendre plusieurs formes
Le soutien peut ressembler à plusieurs choses :
- psychologue ;
- coach ;
- médiateur ;
- mentor ;
- thérapeute ;
- groupe de soutien ;
- personne ressource de confiance.
L’important n’est pas le titre. L’important, c’est de ne pas rester seul avec ce qui devient trop lourd.
Dans les familles en affaires, prendre soin de soi, c’est aussi prendre soin du système
Lorsqu’un individu va mieux :
- les relations se renforcent ;
- les décisions gagnent en clarté ;
- les tensions diminuent ;
- la gouvernance se solidifie ;
- La pérennité devient plus accessible.
Parce qu’une entreprise peut rarement aller mieux que les humains qui la portent.
Une force souvent sous-estimée
Parfois, le geste le plus puissant n’est pas de continuer à tout porter seul.
C’est simplement d’oser dire :
« Je pense que j’aurais besoin d’en parler. »

Sylvie Huard
Accompagnatrice, médiatrice et fondatrice
Moi-même entrepreneure, repreneure et cédante à plusieurs reprises, le terrain en matière de transfert d’entreprise, je m’y connais! Eh oui, j’ai réalisé 10 transactions d’actions, dont 3 en entreprises familiales. J’ai aussi eu le grand privilège d’occuper le poste de PDG au sein d’une entreprise qui a vu ses ventes passer de 13 à 100 millions de dollars en 11 ans.
Malgré un parcours enrichissant dans le monde des affaires, un MBA et un baccalauréat en psychologie, je suis en perpétuelle formation, cherchant sans cesse à raffiner mon art.
Accompagner une famille en affaires, c’est plonger au cœur non seulement de son entreprise, mais aussi de son intimité. Et c’est pour créer ce sentiment de confiance essentiel pour se dévoiler et se dire les vraies affaires, même quand c’est difficile, que je mets tout en œuvre pour créer des espaces intergénérationnels sécurisants.
Chacun a sa propre façon de redonner au suivant. Pour ma part, je me dédie au bien-être des individus et des familles par la recherche et l’écriture. Dans Entreprise familiale : jaser d’affaires en famille sans cocotte de vaisselle , j’ai voulu outiller les familles à préserver l’harmonie familiale et la pérennité de leur entreprise.
